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Longs-métrages  LA DÉESSE DES MOUCHES À FEU | À TOUS CEUX QUI NE ME LISENT PAS |  L’ACROBATE | LES SALOPES OU LE SUCRE NATUREL DE LA PEAU | LE RIRE | ZIVA POSTEC : LA MONTEUSE DERRIÈRE LE FILM SHOAH Courts-métrages  ZOO | A TRAVERS LES MURES | JOURS DE RAGE | PARLE-MOI | CLEBS | LA CHAMBRE | ANIKSHA | ÉCUME | LA SAISON DES HIBISCUS | LES VÊTEMENTS | NITRATE | M. CARREAUX | MONOLOGUES DU PAON | LA FEMME MIGRANTE | JE FINIRAI EN PRISON | BROTHERHOOD | TUPIQ A.C.T. DU NORD | L’ÉTREINTE DES VALKYRES 

LA DÉESSE DES MOUCHES À FEU de Anaïs BARBEAU-LAVALETTE / 105 min / Couleur / 2020

Le jour de ses 16 ans, Catherine reçoit un discman jaune, le livre Moi, Christiane F… et le droit d’aller au centre d’achats. C’est aussi le jour où son père fonce par exprès dans un mur avec le jeep de sa mère. Catherine traverse l’adolescence en même temps que ses parents amorcent un processus de divorce. Elle s’en fout. Elle est trop occupée à gérer Mélanie Belley qui la terrorise pour absolument rien. C’est en lui volant son chum Pascal que Catherine monte l’échelle sociale de la polyvalente. Catherine a hâte de tout connaitre. L’exploration ne sera pas douce ni romantique. De Pascal à Keven, d’une dérape à l’autre, elle vieillit dans le chaos violent et spectaculaire de l’adolescence grunge des années 90.


À TOUS CEUX QUI NE ME LISENT PAS de Yan Giroux / 107 min / Couleur / 2018

Toute sa vie, Yves a traîné sa valise chez qui voulait bien l’accueillir pour se consacrer entièrement à la poésie. Aussi charmeur que confrontant, il arrive comme une tempête dans la vie de Dyane et de son fils Marc, adolescent studieux qui se passerait bien de cet étranger dans le lit de sa mère. Mais l’esprit rebelle du poète est contagieux et pousse Marc à sortir des sentiers battus alors qu’Yves s’enlise dans un quotidien trop petit pour lui. Il tentera de tout changer dans un dernier grand coup d’éclat avant de réaliser que seul au bout du monde, ses mots ne veulent plus rien dire. À tous ceux qui ne me lisent pas raconte la quête d’absolu d’un homme qui devra s’ouvrir aux autres pour ne pas finir oublié entre deux livres de cuisine.

À tous ceux qui ne me lisent pas est librement inspiré de la vie et de l’oeuvre du poète québécois Yves Boisvert (1950-2012). L’écrivain, originaire de L’Avenir, est notamment connu pour avoir participé à la naissance du premier Festival international de poésie de Trois-Rivières. Couronné de plusieurs prix, son corpus fait état d’une trentaine de publications, dont le triptyque Cultures périphériques (Les Chaouins, La pensée niaiseuse, Mélanie St-Laurent).


L’ACROBATE de Rodrigue Jean / 134 min / Couleur / 2020

Dans une ville nord-américaine en plein boom de la construction, un professionnel d’âge moyen amorce une relation intime avec un acrobate russe alors qu’il visite un appartement. Micha se déplace avec des béquilles, la jambe cassée suite à une chute de trapèze. Les deux hommes se revoient toutes les nuits dans le même appartement que Christophe a acheté précipitamment. Au cœur de l’hiver, coupés du monde extérieur, les amants plongent sans retenue là où leur désir les entraine. 


SALOPES OU LE SUCRE NATUREL DE LA PEAU de Renée Beaulieu / 97 min / Couleur / 2018

Professeure en dermatologie à l’université, Marie-Claire est une femme de tête. Elle vit librement sa sexualité, que d’aucuns considéreront comme subversive. Alors même qu’elle entreprend un projet de recherche sur les cellules de la peau et l’excitation charnelle, ses vies personnelles et professionnelles s’entrechoquent avec des conséquences inattendues. Les salopes ou le sucre naturel de la peau propose un cinéma différent en faisant d’une femme et sa sexualité, le sujet et non l’objet… mettant en scène une sexualité féminine assumée, complexe et subversive.


LE RIRE de Martin Laroche / 124 min / Couleur / 2020

Québec, temps présent. Valérie a survécu comme par miracle à une guerre civile où elle a perdu son amoureux. En couple avec Gabriel, elle tente d’oublier son passé, malgré les démons qui l’entourent. Préposée au bénéficiaires dans un CHSLD, Valérie entretient une relation complice avec Jeanne, une patiente érudite et drôle.

 


ZIVA POSTEC : LA MONTEUSE DERRIÈRE LE FILM SHOAH
de Catherine Hébert / Documentario / 92min / Couleur / 2018

Elle a consacré près de six ans de sa vie au montage de Shoah, le film-fleuve passé à l’histoire du réalisateur Claude Lanzmann. Son nom : Ziva Postec. Cette dentellière de l’ombre a fait don d’elle-même au cinéma jusqu’à l’obsession. Depuis Jaffa, en Israël, elle déroule aujourd’hui ses souvenirs intimes liés à une entreprise de création hors du commun.

 


ZOO de Will Niava / 12min / Couleur / 2020

Un malentendu entre trois jeunes délinquants et un homme troublé dégénère à un point de non-retour.


A TRAVERS LES MURS de Larissa Corriveau / 20min / Couleur /2020

Le monde sans parole dans lequel vit Edmond, le fils unique de Jacques et de Marie, creuse doucement une faille au cœur de la demeure familiale. C’est en plongeant au plus profond de son désarroi que Marie découvrira l’étonnant royaume que recèle le silence de son fils.


JOURS DE RAGE de Eli Jean Tahchi / 20min / Colore / 2019

Trump reconnait Jérusalem comme la capitale d’Israël. Une tumeur attaque un corps âgé. Une femme est prise dans un tumulte d’émotions. Un dominant trouve sa proie. Vont-ils tous lâcher prise ou reprendre contrôle de leur vie ? 


PARLE-MOI de Jules de Niverville / 14min / Couleur / 2021

Parle-moi présente le combat d’intégration sous formes extrêmes. Ce court métrage fantaisiste suit un contorsionniste et un échassier dans leur quotidien, et appuis l’importance de ne jamais avoir peur de laisser ce qu’on fait être une expression de qui on est. Parle-moi alterne entre deux récits distincts et exprime les défis auxquels font face deux introvertis qui cherchent à trouver un équilibre et une harmonie dans leurs interactions avec le monde extérieur. Ce court métrage oscille entre récit narratif et performance acrobatique, vacillant sur la ligne où se mêlent structure narrative et performance de cirque. 


CLEBS de Halima Ouardiri / 18min / Couleur / 2019

Les pelages bruns, beiges, blancs et noirs se fondent à l’ocre de la terre et des murs inondés de soleil. Calme à l’heure du repos, l’endroit devient assourdissant quand vient le moment de nourrir les bêtes qui entament alors leur concert d’aboiements. Dans le refuge pour chiens errants d’Agadir au Maroc, plus de 750 animaux trouvent aide et protection en attendant d’être adoptés par une famille. Chaque journée ressemble à la suivante, rythmée par la seule distraction des repas. Avec un regard aussi empathique qu’alerte aux jeux de lumière et de textures, Halima Ouardiri observe la chorégraphie qui régit la vie de la population animale, dont le quotidien suspendu évoque l’attente bien plus tragique de millions d’êtres humains à la recherche d’une terre d’accueil.


LA CHAMBRE de Sami Mermer et Houman Zolfaghari / 19min / Noir et blanc / 2019

Au milieu de la douleur de l’exil, des blessures vives des guerres, deux hommes, étrangers, se retrouvent face à face quelque part dans une petite chambre. L’espace d’un moment, leurs exils se superposent. Et l’amour humain pur surgit, leur donnant le courage, pour l’un d’arriver, et pour l’autre de partir. 


ANIKSHA de Vincent Toi / 20min / Couleur / 2020

Aniksha est une jeune femme de la diaspora indo-mauricienne. Après un mariage arrangé, elle trouve un emploi dans un centre d’appel, une industrie en plein essor à l’île Maurice. Elle fait la rencontre d’un énigmatique superviseur et découvre un monde de possibilités. Cette nouvelle vision du monde donne à Aniksha un choix entre les traditions et la modernité occidentale.


ÉCUME de Omar Elhamy / 28min / Couleur / 2020

Ce qui devait être une chaude journée de retrouvailles se transforme en une ruée cauchemardesque.


LA SAISON DES HIBISCUS de Eleonore Goldberg / animazione / 10min / Couleur / 2020

Zaïre, janvier 1993. La famille de Rachel, jeune française de 8 ans, vit à Kinshasa dans une maison qui donne sur le fleuve Congo. Après la routine habituelle (courses au marché, repas, sieste…) la ville subit un pillage violent par des militaires zaïrois. Par chance, la famille de Rachel échappe à leur violence. Elle, sa mère et sa sœur sont mises en sureté à l’ambassade de France et attendent que les évènements se calment. Malgré le tumulte environnant, Rachel explore dans les jardins de l’ambassade un nouvel univers et de nouvelles émotions. Les pillages cessent et Rachel retrouve sa maison et son quotidien. Dans la découverte des corps, du sien comme celui des autres, de la vie et de la mort, de la sensualité et de la fragilité, Rachel se rappelle. Elle écrit, elle dessine. Les fantômes du Zaïre refont surface alors qu’elle tente de raconter… pour ensuite oublier.


LES VÊTEMENTS de Caroline Blais / animazione / 9min / Couleur / 2019

L’histoire quotidienne d’une jeune femme et sa relation aux vêtements au fil des saisons. Une touchante ode sur la beauté microscopique qui nous entoure, où le vêtement que l’on habite devient un héros porteur de mémoire et de souvenirs.


NITRATE de Yousra Benziane / 15min / Couleur / 2019

Une chimie lie spectacle et guerre, le nitrate est un élément présent dans les feux d’artifices comme dans les bombes. Nitrate se penche sur ce qui arrive lorsqu’un spectacle rallume les souvenirs de guerre d’un survivant, lorsque la lumière présente le plonge dans une noirceur passé..


M. CARREAUX de Marie-Hélène Turcotte / animazione / 18min / Noir et blanc / 2020

Lui, c’est M. Carreaux. Il marche vers toi imaginée, il te voit, Blanche. Il t’aperçoit. Et, du fond de l’hiver, et de la ville, il t’écrit en vrai, pour que tu existes. Tu es là, à lire ses mots. Il est là, à t’écrire. Tu veux ce qu’il t’offre: qu’au bout du conte, tu lui répondes. Toi et lui, entre vos voix, commencent à exister. Monsieur Carreaux, c’est votre conte d’hiver: l’expérience réelle d’un amour imaginé. « Il était une fois votre longue et ronde nuit Blanche. Il était une fois l’hiver d’un commencement.»


MONOLOGUES DU PAON de Matthew Wolkow / 29min / Couleur/ 2020

À mi-chemin entre poésie, ornithologie et musique improvisée, ce film est un rendez-vous. Un rendez-vous qui débute à 6000km d’intervalle entre le sommet du Castelo Sao Jorge (Lisbonne) et la rue Verville (Montréal). Un rendez-vous, mais on pourrait aussi dire une rencontre, un entretien, une conversation entre deux voisins; l’un curieux de métier et l’autre, retraité. Le tout né des suites d’un voyage au Portugal par l’un et des souvenirs du pays chez l’autre.


LA FEMME MIGRANTE de Eli Jean Tahchi / 20min / Couleur /2015

À la suite de l’annonce d’une audition pour le rôle d’une femme voilée dans un film en préparation, 11 femmes ont été interrogées sur le sujet du voile et de la figure féminine voilée. Les rushes, conservés, forment la base de ce documentaire.


JE FINIRAI EN PRISON de Alexandre Dostie / 23min / Couleur / 2019

Une mère au foyer se retrouve dans un accident de voiture meurtrier au beau milieu de nul part et pour lequel personne ne veut porter le blâme.


BROTHERHOOD de Meryam Joobeur / 25min / Couleur / 2018

Mohamed, un berger endurci vivant dans la campagne tunisienne avec sa femme et deux de ses fils, est profondément bouleversé lorsque son aîné, Malek, rentre d’un long voyage avec une mystérieuse nouvelle épouse. Pendant trois jours, la tension entre le père et le fils monte jusqu’au point de rupture. Ce film a obtenu une nomination aux Oscars.


TUPIQ A.C.T. DU NORD de Aibille Idiout e Michael Napatuq / 5 min / Couleur / 2019

Deux artistes de cirque de Tupiq A.C.T. font équipe pour présenter la culture inuit de la côte d’Hudson.


L’ÉTREINTE DES VALKYRES de Alan Lake / 16min / Couleur / 2019

Ce film de danse suit quatre êtres évoluant au cœur d’un habitat à la fois construit et organique. Sur ce territoire — métaphore de ce qui relie l’humain à la biosphère — Ces hommes et ces femmes se dégagent des derniers vestiges de leurs rôles civils pour s’abandonner à leur instinct sauvage, et embrassent cet espace obscur où vie et mort se confondent. C’est dans cet entre-deux-mondes que leur parcours criblé d’agitation laisse transpirer le sacré, quelque par à la jonction du réel et de l’imaginaire, du premier et du dernier souffle.